Vous restez libre de partir
En viager occupé, vous avez le droit d'habiter votre logement jusqu'à la fin de votre vie. Ce n'est pas une obligation : vous pouvez le quitter à tout moment, pour vous rapprocher de vos enfants, pour une résidence services ou pour un établissement médicalisé.
La rente continue d'être versée
Votre départ ne change rien au versement de la rente : elle reste due jusqu'à votre décès, comme prévu. Le bouquet, lui, reste bien sûr acquis.
La majoration de rente : un complément bienvenu
Lorsque vous libérez définitivement le logement, l'acquéreur peut l'occuper ou le louer plus tôt que prévu. C'est pourquoi les contrats prévoient en général une majoration de la rente en cas de départ définitif. Son pourcentage est fixé dans l'acte de vente, au moment de la signature.
Ce complément tombe souvent au bon moment : il aide à financer les frais d'une maison de retraite ou d'une résidence adaptée.
Droit d'usage ou usufruit : une différence importante
- Droit d'usage et d'habitation : c'est la formule la plus courante. Il vous permet d'habiter le logement, mais pas de le louer. En cas de départ, la majoration de rente prend le relais.
- Usufruit : plus rare en viager, il vous permet aussi de louer le bien et d'en percevoir les loyers. La décote appliquée au prix est alors plus importante.
Anticiper dès la signature
Le bon moment pour prévoir un éventuel départ, c'est la rédaction du contrat. Lors de notre étude, nous abordons cette question avec vous et vos proches : pourcentage de majoration, délai pour libérer le logement, état des lieux. Vous signez ainsi en sachant exactement ce qui se passera.
Découvrez aussi le fonctionnement du viager occupé et les garanties du vendeur.
Questions fréquentes
Dois-je prévenir l'acquéreur si je quitte mon logement ?
Oui. Le contrat prévoit en général un courrier pour signaler la libération définitive du logement, qui déclenche la majoration de rente.
Puis-je revenir chez moi après une hospitalisation ?
Oui. Une absence temporaire, comme une hospitalisation ou un séjour chez vos enfants, ne vous fait pas perdre votre droit d'habiter le logement.